Cérémonie du 8 mai

La cérémonie du 8 mai 1945 s’est tenue ce matin à 10h devant le monument aux morts de Vourey. Une centaine de personnes était présente, ce magnifique week-end prolongé de mai, pour commémorer l’armistice qui mettait un terme à la seconde guerre mondiale.

Une dizaine d’enfants de l’école ont lu à la foule les phrases qu’ils avaient préparées afin de dire avec leurs mots : « La guerre c’est … ? La paix c’est … ? »

En toute simplicité et authenticité, ils ont ensuite accompagné notre maire, Fabienne BLACHOT-MINASSIAN, au monument aux morts pour y déposer une jardinière de fleurs, avant de saluer les anciens combattants présents.

Les pompiers étaient présents ainsi que de nombreux portes drapeaux dont celui des Chambarants pour écouter le texte du ministre, lu par Virginie Reynaud Dulaurier notre plus jeune conseillère.

Enfin, avant la Marseillaise et dans le plus grand recueillement, notre maire a préféré nous proposer une chanson de Michel SARDOU, à un grand discours, pour que nous nous questionnions et partagions ensemble un moment d’émotion : « Qu’est-ce que j’aurais fait, moi ? ».

Pardon pour ceux qui l’ont vécue
Mais la question n’est pas :
Ce qu’ont fait ou ton père ou ta mère
Dans cette guerre perdue.
Non la question n’est pas là.
Ce qui me préoccupe c’est :
Qu’est-ce que j’aurais fait, moi ?

Cinquante années originales
Avec des hauts plus ou moins bas
Des amours tendres ou infernales
Un jour l’argent, un autre pas.
Le désespoir bien ordinaire
D’un homme qui ne se connait pas,
Mais, si j’avais connu la guerre,
Mon dieu, qu’est-ce que j’aurais fait, moi ?

Pardon pour ceux qui ont souffert
Mais la question n’est pas
Ce qu’ont fait ou ton père ou ta mère
Dans les ténèbres de ce temps là
Non la question n’est pas là
Ce qui me préoccupe c’est :
Qu’est-ce que j’aurais fait, moi ?

Je pense à tous les humiliés
Par cette étoile qu’ils ont portée
Parc’que ça s’est passé chez moi
Je pense à ceux qui n’sont plus là
Notre avenir a un passé
La mémoire n’est pas dépassée
Mais le pardon ne suffit pas
Mon Dieu, qu’est-ce que j’aurais fait, moi ?

Pour ceux qui sont nés aujourd’hui
Choisir le bon côté c’est sûr,
Beaucoup voulaient sauver leur vie,
Beaucoup s’inclinaient par nature.
Quelle sorte d’homme aurais-je été ?
Celui du rail ou du Vercors ?
Ou bien ce gamin abusé
Jouant à la guerre, jouant à la mort

Pardon pour ceux qui l’ont vécu,
Mais la question n’est pas,
Ce qu’ont fait ou ton père ou ta mère
Dans cette guerre perdue
Non la question n’est pas là
Ce qui me préoccupe c’est :
Qu’est-ce que j’aurais fait moi ?
Mon Dieu, qu’est-ce que j’aurais fait moi ?

 

Cérémonie du 8 mai

Retour haut de page