La pyrale du buis

Il s’agit d’un petit papillon nocturne aux ailes blanches bordées de brun. Originaire d’Asie, cette espèce a été retrouvée dans divers pays d’Europe ces dernières années. Présente en Suisse depuis 2007 puis en Alsace en 2008, sa progression est très rapide puisqu’elle a été retrouvée presque tout le long du Rhône en 2013 (de Valence à Villefranche-sur-Saône) et dans d’autres régions françaises cette même année (Franche-Comté, Ile-de-France…). En région Rhône-Alpes, l’espèce a été repérée dans l’Ain, l’Ardèche, l’Isère, le Rhône et en Haute-Savoie.

Elle peut réaliser jusqu’à trois générations dans l’année si les conditions climatiques sont favorables. Les chenilles (mesurant 4 cm au dernier stade) ont une tête noire brillante, un corps rayé de diverses teintes de vert et des soies blanches non urticantes.

La Pyrale du Buis a été observée pour la première fois en Rhône-Alpes en 2013 avec de très fortes et foudroyantes attaques dans le courant de l’été. Comme son nom l’indique, elle se développe sur les buis (arbustes du genre Buxus).

Les chenilles (non urticantes, ne piquent pas…) de ce papillon se nourrissent exclusivement des feuilles du buis. Elles se nourrissent d’abord des feuilles au coeur des arbustes, puis les dégâts deviennent visibles à l’extérieur : brunissement du feuillage, présence de fils de soie, dépérissement général de l’arbuste…

L’été 2015 particulièrement chaud semble avoir favorisé la très forte présence de ce papillon et ses chenilles dans de nombreux secteurs du Pays Voironnais et en particulier sur les communes de Voreppe et La Buisse où le buis est une essence naturellement très présente dans les boisements.

Les dégâts sur les buis des particuliers ont été particulièrement importants dans ces zones. Outre l’impact esthétique sur les buis colonisés par les chenilles, leur forte présence (sur les murs, terrasses situés à proximité des arbustes) représente une réelle gêne pour les habitants en période estivale.

Moyens de lutte pour réduire les dégâts et gênes occasionnés :

Afin de limiter la présence de ce papillon, la combinaison de plusieurs méthodes est à prévoir :
.Surveillance des buis (repérage des chenilles, fils de soie…) dès le début du printemps afin d’enrayer la présence de la pyrale dès son apparition.
. Piégeage des papillons mâles avec des pièges à phéromones, entre fin mars et fin octobre. Les papillons mâles sont attirés par l’odeur (imperceptible pour l’homme), entrent dans le piège et y sont bloqués. Le piège est appâté avec une phéromone spécifique qui attire l’espèce désirée. Le piège doit être positionné à proximité des buis, le réservoir est à vider régulièrement et les capsules de phéromones doivent être changées tous les mois.
. Lutte contre les chenilles soit en les ramassant (si petits buis en pots par exemple) et les détruisant, soit par traitement avec un produit homologué en agriculture biologique, le Bacillus thuringiensis (ou Bt), en pulvérisation sur le feuillage, à renouveler selon les conditions météorologiques et la présence de nouvelles chenilles. Ce produit est facilement disponible dans toutes les jardineries.
. La pose de nichoirs à mésanges (grandes consommatrices de chenilles) et à chauve-souris (grandes consommatrices de papillons de nuit) peut également aider à limiter les populations de la pyrale du buis.

En cas de ravages importants, il faut limiter les tailles sévères que les buis supportent assez mal.

Il faut éviter d’intégrer les déchets de tailles issus de buis infestés dans le compost, à moins de pouvoir réaliser avant un broyage fin.

Enfin, de nouvelles feuilles apparaissent généralement rapidement lorsque les chenilles ne sont plus présentes…donc patience avant de vouloir couper vos buis attaqués par la pyrale…ils peuvent parfois repousser !

Pour toutes informations complémentaires, vous pouvez contacter :

FREDON (Fédération Régionale de lutte et de Défense contre les Organismes Nuisibles)

Rhône-Alpes

2, allée du Lazio – 69 800 St PRIEST

04 37 43 40 70

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