La cure : démolition réussie, inventaire de 1752

Un grand merci à Pascal Frene des Compagnons de Volvredo pour les recherches qu’il a menées et découvrez en fin d’article l’INVENTAIRE de la cure datant de 1752.

Un grand merci également à Maxime et Laurent Hardy qui nous en propose une vue aérienne depuis leur drone en suivant le lien : cure de Vourey.

Une seule semaine aura suffi aux engins pour venir à bout de la cure de Vourey.

Le chantier a démarré le 4 avril par la démolition du mur d’enceinte et la préparation des accès. Une semaine plus tard, le 10 avril, la pelle mécanique avait terminé son travail, tous les murs étaient rasés. La place est aujourd’hui nette, seuls persistent quelques arbres préservés et fleuris. L’aménagement du quartier de l’église est en cours de réflexion suite à cette démolition.

Selon notre historien Pierre Pluchot, 28 curés se seraient succédés dans ce vieil édifice local maintes fois remodelé et agrandi au fil des siècles. Le dernier résident est André Cuzin, né à Chaponnay en 1909. Ordonné prêtre le 8 décembre 1941, il a officié jusqu’au 29 mars 1983. Depuis cette date, l’église de Vourey n’a plus de prêtre attitré.

Profitons des informations retrouvées par Pascal :

Elle se nommait à l’époque la « maison presbytérale ». Elle existait donc déjà à la révolution puisqu’elle a été vendue comme bien national mais elle était « déjà » en mauvais état.

Balthazard Victor de Bovier de Saint Jullien était maire de Vourey en 1820 et écrit le 16 novembre 1820 ce qui suit au préfet de l’Isère :

 » Quelques rétrécis que soient les moyens de la commune de Vourey, plus malheureuse que bien d’autres, car il en est très peu dont on ait vendu les presbytaires ; dans le canton de Rives, dont elle dépend, il n’y a que celui de Charnècle et le sien qui ait été la proie des fureurs révolutionnaires. Elle doit et veut payer tout ce qu’elle pourra devoir pour cet objet et ce règlement est le seul point litigieux …

… PS : j’apprends à l’instant, Monsieur le Préfet, que le nouveau curé de Vourey a sollicité Monseigneur l’évêque de le placer ailleurs puisque la maison du presbytaire ne lui était pas rendue et il s’en est allé. 

On en a nommé un autre, dit-on, qui fera de même si l’on retarde de le loger.
La commune cependant ne peut agir sans votre autorisation.
Veuillez par ce nouveau motif la lui accorder. »

Pascal nous indique en complément :

En vertu de la loi du 28 ventôse an 4, la maison presbytérale fut vendue en 1800 (3 nivôse an 7) par le gouvernement à un certain Joseph Cornu, demeurant à Tullins et négociant à Salon-de-Provence, qui l’avait acquis du département.
Il le revend ensuite le 8 décembre 1805 aux frères André et Michel Morain, prêtres.
André Morain fut prêtre de Vourey de 1804 à 1819 et son frère Michel de 1819 à 1820.
Ils avaient en fait acheté ce presbytère avec l’intention de le revendre à la commune mais celle-ci ne donna pas suite (difficultés financières ?).
La situation demeura tendue entre ces frères et la commune, si bien que le dernier frère mourant le 16 avril 1820 avait fait un testament olographe le 15 mai 1819, déposé chez Me Marquis, notaire de Rives, le 9 mai 1820, par lequel il donna le presbytère à l’hospice civil de Voiron. La commune se proposa alors d’acheter ce bâtiment.
Il fallut une ordonnance royale du 26 juin 1822 pour autoriser la commune à contracter et la vente au prix de 5.400 francs se fit enfin le 12 mai 1824 reçue par Alexis Michal, notaire de Voiron.
Il y a déjà à cette époque un état des lieux qui décrit une habitation très vétuste.
Il y a un plan géométrique dressé à l’occasion de l’acte de vente.

EXTRAORDINAIRE, merci encore Pascal,

de nous faire découvrir l’inventaire de la Cure et des meubles laissés par le curé Claude Bouvet à sa mort en 1752 et en même temps une description succincte de la cure.
Nous invitons tous les lecteurs de cette brève, tous les curieux et passionnés d’histoire à ouvrir, agrandir et lire les pages manuscrites suivantes. Un vieux français, une écriture cursive à plume d’oie (on imagine !!!), quelle belle découverte.

Les personnes intéressées par ces pages historiques et qui souhaiteraient pouvoir les lire avec plus de facilité, grâce à une meilleure définition (qualité photo), peuvent les demander à la commission communication :

   

   

   

   

 

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